Vous n'êtes pas trop jeune pour être aussi malade et croire souvent à tort que c'est une maladie invisible

Lisa Copen est fondatrice et directrice de RestMinistries.com, un organisme à but non lucratif dédié à l'encouragement pratique et spirituel des personnes vivant avec une maladie chronique ou de la douleur. Lisa, qui a l'arthrite rhumatoïde et la fibromyalgie*, poursuit sa mission avec l'aide de plusieurs volontaires dévoués. Cet article est reproduit avec la permission du  RestMinistries.com.©Rest Ministries, Inc. 2012. Tous droits réservés.

__________________________

"Vous êtes trop jeune pour être aussi malade!" Les défis de la maladie invisible

À l'âge de 24 ans, 1 000 milles plus loin de ma famille et vivant dans une nouvelle ville, j'ai été diagnostiquée avec l'arthrite rhumatoïde. Pendant quatre semaines et environ 8 visites au bureau des médecins, j'ai finalement trouvé un médecin de médecine interne qui m'a écoutée et m'a expliquée mes symptômes; en moins de deux jours, j'avais un diagnostique.

Malgré les termes "chronique" et "pour toujours" je me suis sentie soulagée de connaître l'étiquette qui a décrit ma douleur chronique. Quelques-uns de mes amis, cependant, ont partagé mon enthousiasme pour le diagnostique. Les gérants à mon bureau étaient plus concernés au sujet du fait que je ne portais plus de talons dans le bureau, me faisant paraître moins professionnelle.

Les personnes ont offert leurs opinions

Ils ont vitement fait des commentaires tel que "tu es trop jeune pour te sentir si mal!" La plupart des personnes étaient confuses au sujet de la différence entre l'arthrite rhumatoïde et l'arthrite dégénérative typique dont nos grands-parents pouvaient avoir souffert. Ils disaient par ignorance des choses comme, "c'est impossible que tu puisses avoir déjà de l'arthrite."

Ceux qui ont essayé d'offrir leur sympathies ont comparé ma fatigue et ma douleur avec leurs blessures de sports. "Oui, j'ai une certaine arthrite dans mon genou étant due à la balle molle. Tu n'as seulement qu'à passer au travers de la douleur." Ce n'était pas invraisemblable d'entendre des commentaires accompagnés par un salut de leur main ou leurs yeux roulants.

Faire face aux nouvelles réalités de la maladie

Quand vous faites face à une maladie chronique dans votre vingtaine, toutes les décisions typiques que vous devriez faire sont rapidement mises en attente.  Jusqu'à maintenant, vous songiez à quelle sorte d'éducation entreprendre, à vos aspirations de carrière, vos relations et même où vous voudriez vivre. Tout doit être mis de côté, car vous êtes forcée de prendre des décisions immédiates qui influencent le reste de votre vie.

Les choses à décider comment bien vous acceptez (ou n'acceptez pas) le diagnostique de votre condition, quels médicaments essayer, les effets secondaires valent le risque ou ne le valent pas et comment trouver le bon médecin. Pendant que les amis sont à décider quel party aller nous sommes à la maison à essayer de faire du sens avec les derniers examens de laboratoire, pesant les options pour des traitements alternatifs et décidant d'avoir un bon appel à l'aide ou de seulement aller se coucher et de retenir les larmes une nuit de plus.

Comment leurs commentaires sont ressentis

J'ai fait de mon mieux pour bien penser les décisions, chacune d'elles basée sur une recherche profonde, un certain instinct et bien certain, "le pire cas des situations de scénario" Alors quand j'ai entendu quelqu'un négligemment me dire, "tu es trop jeune pour être diagnostiqué avec cette maladie" j'ai ressenti comme une atteinte à mon intelligence. Je l'ai reconnu comme un commentaire d'ignorant mais ça m'a heurtée profondément au coeur de toute façon.

Est-ce qu'ils ont assumé que j'étais ignorante ou que j'acceptais trop facilement le diagnostique du médecin? Leurs commentaires ont sous-entendu que je n'étais pas assez combative et que j'avais besoin de retourner voir le médecin pour avoir "le vrai diagnostique" (d'une maladie qui pouvait être guérie dans une couple de semaines avec seulement une pilule). Je ne pouvais réellement être si malade, après tout, parce que "j'avais l'air si bien."

Que faire avec ces sentiments

Comprendre le sentiment reproché, jugé, posé -- toutes ces réponses sont normales en réponse aux commentaires, "tu es trop jeune pour avoir (remplissez 'espace avec votre maladie ici). Mais ne permettez pas à ces émotions de se calmer et de vous mettre sur la défensive. Votre besoin prioritaire numéro 1 a besoin d'être pris en mains par vous-même.

Laurie Edwards, une femme qui a grandi avec une maladie chronique étant enfant est l'auteur de Life Disrupted: Getting Real About Chronic Illness in Your Twenties and Thirties.
Elle explique dans son livre: 

“Cependant même si de tels commentaires sont enrageants et irrationnels, ils ont seulement le pouvoir de définir ou de valider vos conditions si nous permettons que ça arrive. Il y a toutes sortes de raisons pourqoi les personnes trouvent ça facile de rejeter ou de dénier la maladie, spécialement chez les jeunes personnes qui 'devraient' avoir l'air et agir en santé -- la peur, l'ignorance, l'intolérance, pour en nommer quelques uns."

Pratiquez-vous à laisser les remarques s'en aller à la dérive. Ça prend du temps, mais arrivez avec votre propre prière ou réponse dans votre tête à répéter quand vous entendez quelqu'un dire quelque chose d'incroyable. 

Pourquoi les personnes ont ces idées fausses au sujet de la maladie?

La saturation des annonces à la télévision et dans les revues pour des prescriptions de médicaments a aidé "à légitimer" certaines maladies, tel que l'arthrite rhumatoïde et la fibromyalgie. Il y a des inconvénients, cependant. Par exemple, tout le monde se considère un expert sur ces médicaments, en plus ils font leurs propres suppositions au sujet de comment bien les médicaments vont fonctionner basé sur les annonces.

Les annonces montrent aux personnes avec des maladies débilitantes, (des modèles en santé, en fait) qui sont étonnés maintenant d'être capable de faire du ski nautique ou d'accompagner leurs enfants dans une glissade d'eau de 300 pieds.

Et rarement ces annonces montrent des personnes dans leur vingtaine ou trentaire. C'est encore les hommes et les femmes dans leur quarantaine avancée à soixante qui sont maintenant contents de pouvoir jouer au golf sans trop de douleur.

Pendant qu'un certain pourcentage de personnes peuvent expérimenter une rémission, la majorité d'entre nous sont contentes d'être capable de se lever du lit sans aide, de s'habiller et de conduire pour aller à l'épicerie.

Les annonces et les commerciaux manquent en n'alertant pas les personnes que même si les maladies peuvent être temporairement contrôlées, elles sont nomalement associées avec une immense douleur chronique journalière.

Faire face aux commentaires

Avec toute maladie chronique, la plupart sont des maladies invisibles, il y aura des personnes qui seront sceptiques au sujet de comment votre vie est changée par votre condition. Quand vous faites face à une maladie dans la vingtaine ou trentaire et que vous "avez l'air en santé" elles auront même plus de difficultés à passer dessus le fait que pour vous pour vous sentir mieux demande plus qu'un ajustement d'attitude ou un régime de marche journalière. 

La plus importante chose pour vous est de prendre bien soin de vous. Votre santé -- ou la gestion de votre maladie -- est la priorité numéro un. Trouvez un ami compréhensif (un groupe de support en-ligne est une bonne idée) alors vous avez quelqu'un pour ventiler et qui comprend aussi.

Offrez des trucs de sensibilisation

Finalement, utilisez ces remarques comme moment pour offrir gentiment de l'éducation à ceux qui offrent leur opinion au sujet de votre âge et de votre maladie. Je me rappelle avoir dit aux personnes, quand elles me disaient que j'étais "trop jeune pour avoir de l'arthrite" -- en fait, la plupart des femmes sont dans leur vingtaine ou leur trentaire quand elles sont diagnostiquées avec l'arthrite rhumatoïde. C'est une maladie auto-immunitaire, alors très différente de l'arthrite typique que vous connaissez. " Petit à petit, vous pouvez augmenter leur sensibilisation et ceci va aider les autres dans le futur.


- Lisa Copen
_____

* Lisa Copen est la fondatrice de Rest Ministries, lequel aide les personnes qui vivent avec une maladie chronique ou de la douleur à travers les dévotions journalières, les articles et plus. Lisa vit à San Diego avec son mari et leur garcon. Elle apprend graduellement comment balancer sa maternité, sa famille, sa maladie et le ministère, mais elle sait que ce sera une leçon de vie. Vous pouvez voir les livres qu'elle a écrit, incluant,  Why Can’t I Make People Understand? Discovering the Validation. Those with Chronic Illness. Seek and Why au  Rest Ministries shop.






Traduit par Louise Rochette Louise
Email: LouiseRochette@gmail.com